le néant ou le chaos,even more in love with me you'd fall/photo* mute nOface

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ne t'attends plus à rien, je n'ai plus rien à donner, rien a espérer, personne à aimer. enfin si, mais je ne peux pas, plus. cela fait des heures, des jours, peut-être même des années que le temps me dénude. Plus j'avance, plus il me découvre, plus je suis vulnérable. Je me sens nue, presque froide. On m'a usée avant d'en abuser. Toujours cette obligation, ce désir de plaire, à quel prix. J'en ai payé ma vie, peut-être même plus. Oui, la tienne avec. tu sais, je n'en ai jamais réellement valu la peine, contrairement à toi. tu mérites tout ce qu'il y a de mieux. tout le temps que j'ai eu pour moi, je te le dois, tu en as fait ce qu'il pouvait y avoir de plus beau. J'ai mal au coeur, j'ai mal à la tête, j'ai mal pour toi, mon amour, mais le reste est vide. Il n'existe plus que de manière physique. Mes mains, comme mes yeux peuvent m'étonner, leurs sens s'échangent parfois entre eux, je n'en suis plus maître. Je ne contrôle plus rien, j'ai l'impression de te perdre. je vis sous la constante menace de disparaitre , moi aussi. je ne me savais pas si éphémère, alors profite de mon reste, ainsi que du tien. Je n'aurai su être plus heureuse. je m'en vais, on verra comment ce sera là-bas. j'ai l'impression de délirer, ou plutôt que les gens croient que je délire, je ne sais pas ce qui est pire.
pense encore à moi de temps en temps, si ça t'arrive, ne doute pas. pas non plus de nous, c'est tout ce qu'il y avait de plus solide, de plus dur, de plus résistant, de plus constant, de plus grandissant, de plus inspirant.

je t'aime, comme on ne t'aimera plus jamais. cette certitude m'emplit une dernière fois.
le néant ou le chaos,even more in love with me you'd fall/photo* mute nOface

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 15:18

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 15:37

les conditions d'existence/photo*TreMenda

les conditions d'existence/photo*TreMenda
On n'entendait plus sa voix. De loin, de près, de par à travers la porte. Son chant continuel avait cessé, sans qu'on ne sut pourquoi. Son écho ne résonnait plus entre les portes closes de l'immeuble. Le temps semblait si long sans sa portée guillerette.
Le temps justement, elle commencait à comprendre qu'il tenait du luxe. Elle avait arrêté de chanter par peur de le perdre.
Le temps lui parut long à elle aussi preuve qu'elle n'avait pas eu tort. Etrangement, il lui semblait ne pas avoir entièrement raison non plus.
De fillette, elle passa à un âge plus avancé. Ce temps qu'elle avait voulu gagné, lui a volé sa jeunesse. Dès lors, elle se remit à chanter, seulement les voisins n'étaient plus les mêmes. Au lieu de s'attarder sur cette symphonie qu'était la belle, ils voulurent la faire taire, comme enseignant à la petite fille qu'elle était redevenur les règles de politesse.
Voilà comment les gens nous remettent à notre place et comment le temps gagnera toujours notre place.


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# Posté le dimanche 07 octobre 2007 13:06

the threat of my extinction/photo*muette

the threat of my extinction/photo*muette
"We can't just walk through life for the pleasure that getting lost might provide us.

We have to think and to care about other people who are certainly most interesting than we are, just because they live their life in a different way, even, if those people live by our
side.
"

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C'était comme si les oiseaux étaient pendus au nuages, retenus par de la ficelle qui les rend immobiles. Les fleurs piquées sur des tiges de fer et l'eau toute de gélatine vêtue.
Un vra
i mobile qu'on accroche au dessus de la tête des gosses pour qu'ils fassent de beaux rêves, mais surtout pour les faire taire. un mécanisme flexible rendant les choses inexistantes par surréalisme.
Tout ceci pend
ait au dessus de nous, enfin, de cette fichue gare que j'ai tant détesté premièrement parce qu'elle n'est pas anglaise, deuxièmement parce que je ne suis pas anglais, troisièmement parce qu'ici personne ne parle anglais.

El
le non plus n'étais pas Anglaise, mais assise seule sur son banc du quai d'en face, avec un charme déconcertant, c'était pardonnable.


Tout était ridicule autour de lui. Les
gens au
x parapluies braqués sous cette pluie
fi
gée, relevant le gant aux intempéries inexistan-
tes
. Il y avait un petit quelque chose d'Anglais
chez c
e monsieur où serait-ce à cause de ce
vrai brou
illard écossais?


Les gens sont passés, ses agresseurs aussi. Elle rit quand ils sortirent leurs couteaux, me regardant malicieusement. L'air de dire: je te survivrai si je survis à ça aussi. Un goût d'éternité rôdait sur ses lèvres, comment auraient-ils pu la tuer ?
Un train
passa...


Un train passa, c'était l'occasion
rêvée, allait-il m'aimer ?


..., elle n'était plus là.


Vite, je m'enfuis dans les couloirs souterrains de cette gare grouillant telle une véritable fourmilière. Depuis qu'il n'est plus là, l'impassible reprend vie.


Où est-elle ?


Il s'est levé, il se tracasse, le temps a repris son cours, il bat de plus en plus vite et me semble déjà trop court.


Que le temps est long depuis sa disparition.
Un autre train passe, je me rasseois.


Un nouveau train passe,
i
l s'asseoit.


Une présence à côté de moi, l'impertinente s'asseoit.


"Bonjour, Mr. Smith, je suis Miss Everyone, like you."


Nous étions bien Français, grâce à elle.

# Posté le lundi 17 septembre 2007 14:51

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 16:22

d'avoir peur/photo*absinthe

d'avoir peur/photo*absinthe
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"L'après-spectacle est dur. Il faut se montrer comédien hors contexte. Ne pas pleurer derrière le rideau, comme je le fais si souvent, quand tout ce cirque est fini. Assumer le masque qu'est le sien, cette figure qu'est la nôtre quand ce personnage que nous ne sommes pas, n'est plus.

Certaines personnes montent sur scène pour voir 'comment ça fait', moi, je fais claquer les strapontins pour me sentir 'spectateur'. Je m'évade à travers ces caractères enruhmés ou boiteux, bossus ou ayant bon dos, afin de ne plus me faire voir dans cette banalité plane que je suis. Je suis sans aspérités.
Je suis comédienne parce que je n'avais pas le choix. Il y avait tout d'abord: la nécessité; ensuite, l'immuable de jouer tout le temps, surtout en dehors, et enfin: le non-retour.
Je suis mauvaise comédienne en scène, bonne, très bonne actrice à la ville, c'est pourquoi tu n'as sûrement rien vu venir.

Avoir la gloire quand un homme nous célèbre, mais plus encore: ne plus être comédienne qu'avec certains autres, n'en ayant plus l'utilité, ni la possibilité, avec lui. Ceci n'est pas ton cas, mais plutôt celui de Jacques, mon amant depuis peu, même si je ne suis pas sûre de t'avoir trompé un jour.
Oui, je te quitte, sans l'exclamation que pourrait y mettre cette comédienne que je ne suis plus obligée d'être, merci.

Traite moi d'ingrate, de peste, de dévergondée, de ce que tu veux après tout, c'est soit ce que je ne suis plus, soit ce que je suis encore, mais à tes yeux uniquement. Ces yeux qui ont vu les feux de la rampe, mais pas l'escalier qui en descend.

Je te souhaite une bonne vie, auprès d'une autre femme, une que tu rendras heureuse, j'en suis convainue.
Adieu, ou peut-être, à la prochaine fois, si le destin nous met sur le même trottoir.

Prends soin de toi.
Ton souvenir,
Adèle"

C'est là que j'ai su que je l'avais perdue.

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 10:25

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 11:13

It's the dirtiest clean I know

Dear Lenord
to look life in the face, always, to look life in the face, and to know it for what it is, at last, to know it, to love it for what it is, and then to put it away
petite pensée à Pauline

# Posté le dimanche 26 août 2007 16:46

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 08:53