. Quelqu'un a prononcé son nom alors que je ne m'y attendais pas. J'ai relevé la tête à une vitesse surprenante. J'avais entendu son nom, je voulais savoir ce qu'il avait fait, à quoi il ressemblait à ce moment-là, la manière dont son allure fine et fragile transcendait, la poésie avec laquelle ses mains voyagaient. J'ai posé des questions vagues pour qu'elles aient l'air anodines. J'ai tellement bien réussi que je n'ai pas eu de réponse.
. Ah si, à ce qu'il parait il voulait un arbre. Il était acharné. Pourtant son terrain est petit. Sa fille voudrait peut-être bien une balançoire, ça n'est pas du gôut de son fils, non, quoi que... elles est déjà un peu trop âgée pour cela.
J'ai pensé à sa femme, sa si belle femme. Quelqu'un dont même une autre femme pourrait tomber amoureuse, moi la première. Elle est si belle, il est si beau.
. Voyez-vous, quelqu'un m'a très simplement dit son nom, mais avant de relever la tête et d'essayer de cacher mon intérêt ainsi que mon sourire, j'ai prononcé -oh, intérieurement, n'est ce pas ?!- un aute nom. Un autre blond.
. J'ai repensé au premier, mon ventre s'est crispé par habitude mais j'ai souri. Quelque chose a changé, me dis-je, j'avais souri; aussi étonnant que cela puisse paraître, oui... j'ai souri. Souri franchement, sans mal au coeur, sans vague à l'âme, sans voix cassée ou intonations brisées.
. J'ai été honnête sans le savoir, sans le vouloir, sans m'y attendre. Lui non plus je ne l'avais pas attendu, enfin si -je pense- inconsciemment, peut-être.
. Mes sentiments font la file, s'arrangent. Je veux être auprès de lui: de l'autre blond.
je crois que je suis guérie...
ou pas.
note à ne pas lire:
< Je est bien moi. >Je mélange les lettres comme on mélange les mots, sans la moindre poésie.