Le froid âpre de l'hiver.
J'aimerais combler ses longues soirées d'histoires. Avoir le talent de tenir des amis de passage en haleine, au coin d'un feu. L'ivresse lourde de cannelle et les membres engourdis. Faire respirer le soleil, là où il ne se fait voir, faire danser la lune dans une forêt noire de chagrins et de désirs. Sentir les regards portés sur vous, glissant sur les méandres de vos récits, vous oubliant un peu pour vous célébrer enfin.
La vertu d'endormir bien les enfants, laissant dans votre sillage les notes de parfum qui composeront son réveil.
Le danger d'au creux de ses reins, sentir la vérité et la tromper.
Les vitres gelées derrière nos mains, une vide poudreuse asséchant le temps de son insatiable soif et pendant cet instant, boire à cet hiver qui est loin.
Loin de tout dans l'ombre de tes mains.
Je te veux pour moi, passer la neige dans un baiser, passée la neige de se retrouver.
Au creux de moi, inspirer ma prochaine histoire et frôler ce qu'on cherchait.
Je te voudrais dégoupillant les cîmes pour des lacs aériens. Mirages de voyageurs bleus par dessus leurs hanches cambrées.
Te chercher, te toucher. Ces pôles qui nous traversent comme un souffle froid, présages de malheur si nous les fuyions.
Je voudrais te prendre là, comme on écoute une histoire...
J'aimerais combler ses longues soirées d'histoires. Avoir le talent de tenir des amis de passage en haleine, au coin d'un feu. L'ivresse lourde de cannelle et les membres engourdis. Faire respirer le soleil, là où il ne se fait voir, faire danser la lune dans une forêt noire de chagrins et de désirs. Sentir les regards portés sur vous, glissant sur les méandres de vos récits, vous oubliant un peu pour vous célébrer enfin.
La vertu d'endormir bien les enfants, laissant dans votre sillage les notes de parfum qui composeront son réveil.
Le danger d'au creux de ses reins, sentir la vérité et la tromper.
Les vitres gelées derrière nos mains, une vide poudreuse asséchant le temps de son insatiable soif et pendant cet instant, boire à cet hiver qui est loin.
Loin de tout dans l'ombre de tes mains.
Je te veux pour moi, passer la neige dans un baiser, passée la neige de se retrouver.
Au creux de moi, inspirer ma prochaine histoire et frôler ce qu'on cherchait.
Je te voudrais dégoupillant les cîmes pour des lacs aériens. Mirages de voyageurs bleus par dessus leurs hanches cambrées.
Te chercher, te toucher. Ces pôles qui nous traversent comme un souffle froid, présages de malheur si nous les fuyions.
Je voudrais te prendre là, comme on écoute une histoire...



