Quelque part en décembre
Quelle est cette saison ? Je ne reconnais plus l'hiver, mon hiver de froid, de vide, d'attente.
L'été fut émerveillement et retour à la terre. L'automne qui par son velours pourpre me couve et me rassure, m'a ébranlée, bousculée, épuisée. Il a remis son rideau de théâtre à l'hiver qui m'expose comme il me recouvre de draps lourds et chauds, emprunts d'odeurs amies. Il est devenu blanc et cache la ville d'un épais manteau. L'air est consistant depuis qu'il est fumée hors de nos bouches qui s'embrassent ou médisent. Je m'en remets à l'inconnu, vidée de ma chaleur, vulnérable. Ma présence et mon absence. Je vis, je pleure. Je souris ou pas, mais j'existe, même pour moi. Le temps court et je finis par me dire qu'une seconde n'est plus rien. Ma folie l'a emporté, c'est de passion et de désirs que je respire.
15.02.09
J'ai perdu un texte aujourd'hui, sur elle. Je ne pensais pas que cela me chagrinerai tant. Je m'y étais appliquée et c'est surtout pour elle que je m'en veux. Elle ne connaitra pas le fond de ma pensée de cet instant-là, où elle me manquait et que je ne la voyais pas.
Mais je n'ai pas perdu que ça. Le temps s'est enfui, celui d'une histoire, belle, je pense. J'ai attendu pourtant.
L'hiver a repris. Le paysage est encore blanc, blanc de suie, blanc de reste, de fin. La semaine recommence demain matin et est pourtant si loin.
Plaquez-moi contre un mur, qu'on en finisse.
plus tard encore
et trouvez un moyen de me faire vivre
Quelle est cette saison ? Je ne reconnais plus l'hiver, mon hiver de froid, de vide, d'attente.
L'été fut émerveillement et retour à la terre. L'automne qui par son velours pourpre me couve et me rassure, m'a ébranlée, bousculée, épuisée. Il a remis son rideau de théâtre à l'hiver qui m'expose comme il me recouvre de draps lourds et chauds, emprunts d'odeurs amies. Il est devenu blanc et cache la ville d'un épais manteau. L'air est consistant depuis qu'il est fumée hors de nos bouches qui s'embrassent ou médisent. Je m'en remets à l'inconnu, vidée de ma chaleur, vulnérable. Ma présence et mon absence. Je vis, je pleure. Je souris ou pas, mais j'existe, même pour moi. Le temps court et je finis par me dire qu'une seconde n'est plus rien. Ma folie l'a emporté, c'est de passion et de désirs que je respire.
15.02.09
J'ai perdu un texte aujourd'hui, sur elle. Je ne pensais pas que cela me chagrinerai tant. Je m'y étais appliquée et c'est surtout pour elle que je m'en veux. Elle ne connaitra pas le fond de ma pensée de cet instant-là, où elle me manquait et que je ne la voyais pas.
Mais je n'ai pas perdu que ça. Le temps s'est enfui, celui d'une histoire, belle, je pense. J'ai attendu pourtant.
L'hiver a repris. Le paysage est encore blanc, blanc de suie, blanc de reste, de fin. La semaine recommence demain matin et est pourtant si loin.
Plaquez-moi contre un mur, qu'on en finisse.
plus tard encore
et trouvez un moyen de me faire vivre



