/photo*Josephine Ann Endicott
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La nuit s'envole sur un geste tendre gâché. La beauté s'épuise en sourires. Une voix rauque résonne, lancant des adieux tonitruants et échoue dans la rue comme un coup de fouet sur le dos de celui qui passe, par hasard. Elle met du rouge-à-lèvres, mais dérape, tant pis, elle ne le voit pas. Il y a un caniveau sur lequel les gens trébuchent. A terre, s'ils sont tombés, ils peuvent entendre le ruissellement vert des eaux qui cherchent leur chemin, comme un orchestre qui s'accorde. Comme d'habitude, le théâtre est plein, les gens se bousculent dehors. Les jolies femmes comparent leurs pieds, tordus sur leurs hauts talons à ceux des danseuses dans les miroirs. Certaines ne s'en sortent pas trop mal. D'autres rentrent leur ventre, pour entrer dans le temple, comme on entre en scène. Il n'y a pas de rideau, pas de suspense, pas de théâtre. Sur scène, on voit des gens vivre et c'est beau.