smoke [partie III/III]

smoke

choreographed by MATS EK

iL y avait comme son odeur sous ma couette. çA n'était malheureusement pas la sienne.





performed by SYLVIE GUILLEM e NIKLAS EK


music ARVO PART (more)


regardez aussi les deux premières parties

# Posté le dimanche 01 juillet 2007 13:37

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 14:39

it's a black fly in your chardonnay (ironic étant le mot que j'ai trouvé au hasard en ouvrant le dictionnaire)

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Il y a cette tasse d'une porcelaine sans qualité sur mon bureau. Il y a la marque des lèvres grossières de cet immonde installateur du cable espagnol "chan chucre chivouplè" sur les rebords. Il y a la cuiller encore blanchie par la chaleur du récipient et du café seché qui malgré les cernes qu'il forme, n'est pas à dater comme un arbre. D'ailleurs, on ne devrait pas donner d'âge vu que 78 fois sur cent, on se goure et que pour les 22 fois qui reste, cette durée dérisoire ne représente rien, à part peut-être quelques années de plus qui ne marqueront en rien notre époque.
Rien ne semble important pourtant, il y a cette tasse qui maintenant encore, tente à prouver qu'il y a eu quelqu'un dans cette chambre. Personne ne supporte plus personne, mais chacun a cette peur clairement ridicule de la solitude (moi la première). alors on se cherche un autre, certains dépérissent, d'autres en trouvent jusqu'à ce qu'ils périssent.
Rien pour rien, rien n'a rien, puis on donne le tout pour le tout quitte à se casser la gueule dans les couloirs du métro si possible, histoire de ne pas tomber plus bas. underground. sous terre.
Puis on le trouvera, on l'apprivoisera, on l'aimera, on le chérira. On ne deviendra qu'un. 1:2=0.5 on perdra sa moitié pour en retrouver une autre et finir entier. On en revient toujoursà cette comparaison qu'a faite Goethe entre l'amour et la théorie des atomes.
Et on les emmerde, lui y compris.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 10:28

keep breathing/photo*AsliKolcu

keep breathing/photo*AsliKolcu
Dans mes nuits conventionelles, tu n'étais pas là. Quand je servais le thé, même blanc, ce n'était pas à toi. Quand je croisais un homme dans la rue, ce n'était pas toi. Le pauvre ne possédait alors plus rien d'attrayant, vu qu'il n'avait pas ton allure. Il tombait en désuétude. Quand je te voyais, tu ne m'entendais pas. Si par hasard, je te trouvais enfin, je n'étais plus moi. Enfin si, mais ce moi que je n'aime pas. Toi non plus d'ailleurs; nous étions deux comme ça. Pendant que j'espérais mal, tu respirais bien. Lorsque je cachais mon mal, le bien dévoilait ton visage. Chaque fois.
Pourtant, jamais je n'étais sans toi.


Ton absence suffisait à combler mon vide; ta présence faisait trembler mon être à outrance. Je débordais d'amour, comme on déborde de colère. Sans masque. Puis, le tien est tombé, je t'ai trouvé.

Maintenant, nous tremblons ensemble.


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# Posté le dimanche 03 juin 2007 05:15

Modifié le dimanche 03 juin 2007 05:36

garde tes songes; les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous !baudelaire /photo* wredna

garde tes songes; les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous !baudelaire     /photo* wredna
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un deux trois,
tes doigts sur moi parcourent,
quatre cinq six,
les violences d'un amour,
sept huit neuf,
d'un amour neuf,
dix onze douze,
qui jamais ne fera le tour,
treize quatorze,
d'atte(i)ndre le grand jour.
dix huit (septembre 1991)

J'écris comme on oublie, à l'encre de nos vies, à la plume de nos idéaux, aux entre-lignes de ton égo.

Si mes mots ne me font une fleur, ils m'en jettent par bouquets.
Les fleurs du mal




...et du bien.

# Posté le dimanche 27 mai 2007 16:47

Modifié le lundi 28 mai 2007 04:51

...au pire

mieux que,

Mieux que moi ? Certainement.
Mieux que toi, tes caresses, tes oracles, tes lendemains, tes mains, les lignes des lettres que tu alignes et juxtaposes et du corps que tu allonges et couches, tes murmures dans l'ombre, l'ombre de ton ombre, la justesse de tes mots, l'injustice de tes maux, la finesse de ton art, l'abrupte de tes égards, ton jeu d'acteur et le film de ta vie, ton approche du lointain et vice versa, l'illusion de ta présence et la désillusion de ton absence, ton amour?

Non, mon amour, rien. Rien ni personne; ni moi, surtout pas moi. Juste nous.
Mets ta main là sur mon coeur, barre-toi avec. Il t'appartient en entier, comme mon âme, mon corps, nos (dés)accords. Sur trois accords, il chantonne, sur ton corps, il philarmone, en toi, il parfait cette confiance aveugle, qui brisée me renderait muette, sourde. Abasourdissons-nous.
(un temps d'hésitation)
-Rends le moi!
-Jamais.
-(insiste) Rends le moi!
- reprendre après l'offre, c'est voler.
........................{}
-Je ne vais pas te voler mon coeur.
-Effectivement, tu me l'as confié.
-(ferme les yeux)Donne-moi le tien
-Je te le donne.
(Elle le prend)
-Tu me l'as volé
( ils se débattent, font des noeuds, tentent en vain de se dénouer. chacun la main sur le coeur de l'autre. ils se regardent pour la première fois depuis le début de la scène. s'embrassent et tombent. puis s'envolent.
mieux que..................................rien).

# Posté le mardi 22 mai 2007 14:39