à Pina Bausch, hoch lebt sie

Il y a quelques jours encore, je vous parlais d'elle. il y a quelques jours encore je l'ai vue essayer de marcher soutenue par le bras discret d'un danseur qui la faisait tenir sur ses jambes. Le visage d'une pâleur de mort, d'une maigreur à couper le souffle. Aujourd'hui le monde est tout petit sans elle, il a perdu une de ses plus ferventes croyantes. je vous demande de la pleurer et de lui souhaiter bon vent.
# Posté le dimanche 20 avril 2008 16:27
Modifié le mardi 30 juin 2009 14:24

"Avec son air aristocratique, tendre et cruel à la fois, mystérieux et familier, Pina Bausch me souriait pour se faire connaître. Une religieuse qui mange une glace, une sainte en patins à roulettes, une allure de reine en exil, de fondatrice d'un ordre religieux, de juge d'un tribunal métaphysique, qui soudainement te fait un clin d'oeil." Federico Fellini

"Avec son air aristocratique, tendre et cruel à la fois, mystérieux et familier, Pina Bausch me souriait pour se faire connaître. Une religieuse qui mange une glace, une sainte en patins à roulettes, une allure de reine en exil, de fondatrice d'un ordre religieux, de juge d'un tribunal métaphysique, qui soudainement te fait un clin d'oeil." Federico Fellini
/photo*Josephine Ann Endicott
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La nuit s'envole sur un geste tendre gâché. La beauté s'épuise en sourires. Une voix rauque résonne, lancant des adieux tonitruants et échoue dans la rue comme un coup de fouet sur le dos de celui qui passe, par hasard. Elle met du rouge-à-lèvres, mais dérape, tant pis, elle ne le voit pas. Il y a un caniveau sur lequel les gens trébuchent. A terre, s'ils sont tombés, ils peuvent entendre le ruissellement vert des eaux qui cherchent leur chemin, comme un orchestre qui s'accorde. Comme d'habitude, le théâtre est plein, les gens se bousculent dehors. Les jolies femmes comparent leurs pieds, tordus sur leurs hauts talons à ceux des danseuses dans les miroirs. Certaines ne s'en sortent pas trop mal. D'autres rentrent leur ventre, pour entrer dans le temple, comme on entre en scène. Il n'y a pas de rideau, pas de suspense, pas de théâtre. Sur scène, on voit des gens vivre et c'est beau.
# Posté le dimanche 31 mai 2009 16:57
Modifié le mardi 02 juin 2009 14:51

Denn das ist alles nur geklaut.../photo*yessaid

Denn das ist alles nur geklaut.../photo*yessaid
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et l'ombre tombe
et les histoires tombent
comme les nuits



que l'été reste
que l'eau demeure fraîche
sur les corps bouillants
que les folies ne s'apaisent que dans nos repos,
mais faites qu'elles nous réveillent
au plus tôt.

Les gens qui se prélassent,
de toute leur longueur en terrasse,
n'obtiendront de leur oisiveté
la seule définition du nom proposé

Moi je veux sentir la terre,
la guerre des corps
et la tendresse des esprits


Je veux un été rond et plein
comme une femme
que naisse un ineffacable
où déprime l'oubli
un été calme, comme les eaux
et agité comme la mer

Entschuldigung, das hab' ich mir erlaubt!

# Posté le jeudi 14 mai 2009 11:38
Modifié le jeudi 14 mai 2009 14:28

I believe I may have a first sentence /photo*Sabi Krabi

I believe I may have a first sentence /photo*Sabi Krabi


Et les corps s'endorment chauds. La fenêtre ouverte ne rafraîchit déjà plus l'air. La peau a amassé le soleil jusqu'à en déborder. La nuit n'apaise rien, les gens s'entremêlent, comme de jour, mais osent plus. Des amis écoutent de la vieille chanson française sur des chaises dépareillées. Des amis d'un soir, des inconnus que vous surprenez. La chair frisonne sous la prairie glaciale qui s'étend et la main parcourt les cambrures. Les baisers s'échauffent, les amants sous le saule ne se retiennent plus. L'été arrive comme une apparition. On plonge dans un inconnu qu'on maîtrise bien, un visage aux même traits qui se creusent. C'est toujours l'été qu'on retient, comme ces hommes pour qui notre tendresse n'a jamais tari; qui nous accompagnent sur la route vers le prochain dont on s'éprendra. On ne cesse pas d'aimer, mais l'habitude est comme l'hiver, on attend une suite qui ne vient pas, pour l'oublier par après. Rien ne retient jamais l'hiver de partir, comme on voudrait se débarasser de la stagnation.

"Ben tu vois mon Jojo,
j'en ai rencontré des poivrots,
qui ont le vin mais pas l'ivresse,
la vie sans allégresse.
Mais depuis que nous sommes seigneurs,
au grand Bacchus rendons honneur."
<K2>
# Posté le dimanche 12 avril 2009 16:11
Modifié le lundi 13 avril 2009 03:46

by Jeff Buckley

by Jeff Buckley
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"Everybody has memories of going back for some reason, especially if it's going back for reasons they don't know about. I think they never really figure out."
# Posté le jeudi 09 avril 2009 09:20